Aller au contenu principal
Remporte
// ÉTUDE

Commande publique 2026, qui achète encore quand les appels d'offres reculent de 14,5 %

Commande publique 2026 : 14,5 % d'appels d'offres en moins (open data BOAMP). Hôpitaux, régions, lycées : qui achète encore et ce qui vient en 2027.

Par Romain Fumeron · Cofondateur et dirigeant · produit et commercial24 septembre 2026 · MAJ 29 septembre 2026
etudecommande publiquemarchés publicsBOAMP
remporte.fr/blog/commande-publique-2026-qui-achete-encore/
Carte typographique sur fond navy portant le titre Commande publique 2026, qui achète encore

La commande publique 2026 ralentit au BOAMP : de janvier à août, il a publié 53 778 avis de marché, 9 113 de moins qu’en 2025 (62 891), alors que les trois années précédentes tenaient toutes autour de 62 000. La baisse atteint 14,5 %, et 20,5 % sur les travaux.

Le flux d’appels d’offres se mesure ici au nombre d’avis d’appel à la concurrence publiés au Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP), c’est-à-dire aux consultations qu’un acheteur public ouvre aux entreprises, hors concessions, concours, avis d’attribution et rectificatifs. Le BOAMP ne couvre pas toutes les consultations : un marché à procédure adaptée peut paraître ailleurs. Nous l’avons relevé dans l’open data de la DILA le 24 septembre 2026, de janvier à août de chaque année depuis 2023.

Prenez une entreprise qui rénove des écoles pour les communes de son département. Entre les huit premiers mois de 2025 et ceux de 2026, les avis de travaux dont l’objet mentionne une école sont tombés de 909 à 616 en France, soit 32,2 % de moins. Sur la même période, ceux qui mentionnent un lycée sont passés de 213 à 263. Le métier reste proche, intervenir sur un bâtiment scolaire ; l’acheteur change, puisque l’école primaire relève de la commune et le lycée de la région.

Tous les acheteurs n’ont pas ralenti au même rythme. Les hôpitaux, les régions et les services départementaux d’incendie et de secours publient plus d’avis qu’en 2025, quand les communes en publient 25,3 % de moins. L’Insee relie le retournement des travaux publics au cycle électoral municipal, le budget de l’État réduit les aides à l’investissement local, et les indicateurs des travaux publics restent faibles à l’approche de 2027.

Appels d’offres 2026 : 14,5 % d’avis de marché en moins, 20,5 % en travaux

Entre janvier et août, le nombre d’avis de marché publiés au BOAMP n’avait presque pas bougé en trois ans. En 2026, il recule sur les trois types de marché.

Janvier à août20232024202520262026 / 2025
Avis de marché62 06162 46062 89153 778−14,5 %
Travaux18 33318 50518 08814 385−20,5 %
Services30 19430 97030 86127 828−9,8 %
Fournitures13 04712 96713 27811 558−13,0 %

La baisse commence dès janvier (−12,7 % sur un an), atteint son maximum en février (−22,8 %), dépasse 15 % de mars à mai, se resserre en juin (−4,7 %), puis se creuse de nouveau en juillet (−11,8 %) et en août (−13,9 %).

Aucune région de métropole n’y échappe : les Pays de la Loire (−19,7 %), la Bretagne (−19,4 %) et les Hauts-de-France (−18,3 %) reculent le plus, la Corse (−3,0 %) le moins. Le chiffre de chaque département est dans l’étude complète.

Qui achète encore en 2026 : hôpitaux, régions et services d’incendie

Nous avons classé les avis par type d’acheteur en repérant des mots dans le nom publié : « régional » suffit à ranger un acheteur parmi les régions, un nom qui commence par « Syndicat » parmi les syndicats. Ces catégories sont approximatives et peuvent se recouper. Trois d’entre elles publient plus qu’en 2025.

AcheteurAvis 2025 → 2026Écart
Régions1 224 → 1 277+4,3 %
Services d’incendie (SDIS)697 → 719+3,2 %
Hôpitaux2 804 → 2 870+2,4 %
Universités et écoles1 991 → 1 851−7,0 %
Départements5 256 → 4 834−8,0 %
Logement social660 → 579−12,3 %
Syndicats, SIVOM, SIVU1 152 → 976−15,3 %
Armées652 → 537−17,6 %
Intercommunalités9 177 → 7 475−18,5 %
État (ministères, préfectures, rectorats)686 → 544−20,7 %
Communes15 111 → 11 294−25,3 %
UGAP et centrales d’achat375 → 261−30,4 %

Un même acheteur peut entrer dans deux catégories. Sur les petits effectifs, régions, SDIS, centrales d’achat, quelques dizaines d’avis suffisent à déplacer le pourcentage : la hausse des régions tient à 53 avis, celle des SDIS à 22.

Les hôpitaux publient 9,7 % d’avis de travaux de plus qu’en 2025 (658 contre 600), la plus forte hausse du tableau en travaux, avec des fournitures en hausse de 6,7 % et des services stables. Leurs circuits d’achat, groupements hospitaliers de territoire et centrales, sont détaillés dans notre guide des marchés hospitaliers.

Les régions publient 17,4 % d’avis de fournitures de plus (202 contre 172), les services d’incendie 20,4 % d’avis de services de plus (331 contre 275). Les universités restent stables en travaux (−0,8 %) et en services (−1,2 %).

Le bas du tableau revient au bloc communal : les communes publient 3 817 avis de moins qu’en 2025, dont 1 941 en travaux, et les intercommunalités 1 702 de moins.

Si vos clients sont surtout des communes, les acheteurs qui publient encore au rythme de 2025, un centre hospitalier, une région, un service d’incendie, ne figurent peut-être pas dans vos références. L’étude complète nomme, catégorie par catégorie, ceux qui publient le plus en 2026, et détaille chaque type d’acheteur en travaux, services et fournitures.

Les travaux et les secteurs qui tiennent : lycées, eau potable, sécurité incendie, nettoyage

Sur les avis de travaux publiés de janvier à août, nous avons compté ceux dont l’objet contient un mot donné. Un avis compte pour chaque mot qu’il contient : un marché qui porte sur une école et son gymnase compte dans les deux lignes.

Mot dans l’objet (travaux)20252026Écart
Lycée213263+23,5 %
Eau potable445477+7,2 %
Collège494431−12,8 %
Assainissement436364−16,5 %
Gymnase181146−19,3 %
EHPAD134104−22,4 %
Voirie792540−31,8 %
École909616−32,2 %
Éclairage374243−35,0 %
Mairie14084−40,0 %
Médiathèque7845−42,3 %
Stade232129−44,4 %
Salle polyvalente6128−54,1 %

Sur le bâtiment scolaire, les trois mots se rangent dans l’ordre des collectivités compétentes. Le code de l’éducation confie les écoles primaires aux communes, les collèges aux départements et les lycées aux régions : −32,2 % pour les écoles, −12,8 % pour les collèges, +23,5 % pour les lycées. Nos séries ne relient pas chaque avis à son acheteur. Les équipements de la vie communale, salle polyvalente, stade, médiathèque, mairie, perdent tous 40 % ou plus. Le cadre de ces consultations est dans notre guide des marchés publics de travaux, et la page Remporte pour le BTP montre ce que le logiciel prend en charge sur un DCE de travaux.

Par secteur, sur les descripteurs que le BOAMP attache à chaque avis, la sécurité incendie (+22,2 %), la ventilation (+20,0 %) et le nettoyage de locaux (+8,4 %) progressent. Le bâtiment tous corps d’état (−39,0 %), l’éclairage public (−34,0 %) et la voirie (−28,4 %) reculent le plus. Un descripteur ne dit pas si l’avis porte sur un équipement neuf ou sur l’entretien de l’existant, et un avis qui en porte plusieurs compte dans chacun. L’étude complète donne tous les descripteurs, regroupés par famille de métiers.

Pourquoi les communes achètent moins : cycle municipal et budget 2026

Pour les travaux publics, l’Insee donne une explication dans sa note de conjoncture du 10 septembre 2026 : « la France connaît un retournement violent de l’activité dans les travaux publics, conséquence du cycle électoral municipal ». La même note précise : « Malgré la hausse des dépenses de défense, l’investissement public serait en net recul, du fait de la baisse des dépenses en construction des municipalités au cours de l’année électorale ».

Les entreprises le confirment : dans l’enquête de l’Insee sur les travaux publics du 24 juillet 2026, les carnets de commandes sont au plus bas depuis juillet 2016, et 56 % d’entre elles citent une demande insuffisante, un record.

Les mandats passés dessinent le même calendrier : sur les six mandats municipaux de 1983 à 2014, la FNTP mesure un chiffre d’affaires des travaux publics avec les collectivités en hausse de 9,2 % en moyenne l’année qui précède l’élection, puis en recul. L’ampleur de 2026 paraît d’un autre ordre, 35,5 % d’avis de travaux en moins pour les communes, mais la FNTP compte un chiffre d’affaires et le BOAMP des consultations lancées.

Dès novembre 2025, la FNTP prévoyait pour 2026 un recul de 7 % de l’activité avec le bloc communal et de 3 % avec les départements. Notre tableau des acheteurs les range dans le même ordre.

Le budget de l’État réduit en parallèle les aides à l’investissement local. La loi de finances pour 2026, adoptée le 2 février, fixe le Dilico, le mécanisme qui met en réserve une partie des recettes des collectivités, à 740 millions d’euros : 350 pour les régions, 250 pour les intercommunalités, 140 pour les départements, les communes en étant exonérées. Le fonds vert passe de 1,15 milliard à 840 millions d’euros, la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) perd 200 millions, et la dotation globale de fonctionnement (DGF) est gelée. L’effet de ces mesures sur le nombre d’avis n’est pas mesuré : les régions portent la plus grosse part du Dilico et publient pourtant plus d’avis qu’en 2025, quand les communes, exonérées, reculent le plus.

Les nouveaux seuils n’expliquent pas le début du recul. Le décret n° 2025-1386 du 29 décembre 2025 dispense de publicité et de mise en concurrence les marchés de travaux de moins de 100 000 € HT à compter du 1er janvier 2026, et ceux de fournitures et de services de moins de 60 000 € HT depuis le 1er avril 2026 (article R2122-8). La baisse commence en janvier, trois mois avant le nouveau seuil des fournitures et des services ; la contribution des seuils au recul n’est pas mesurée. Les montants de chaque procédure sont dans notre article sur les seuils des marchés publics 2026.

La concurrence par marché public reste à 3 offres en médiane

Dans les données essentielles de la commande publique (DECP), publiées sur data.economie.gouv.fr, la médiane est de 3 offres par marché notifié en 2025 comme en 2026, sur les marchés renseignés à la date du relevé. Les DECP de 2026 sont encore en cours de publication : rien n’y montre une hausse du nombre d’offres par marché, sans que ces données permettent de conclure pour tous les marchés.

Les mêmes DECP recensent les marchés déjà attribués par un acheteur, avec leur titulaire et leur montant, et servent à chiffrer une offre à partir des données ouvertes.

Commande publique 2027 : ce que prévoient la FNTP et les marchés conclus

Dans son bulletin du 7 septembre 2026, la FNTP mesure sur les sept premiers mois de l’année, en euros constants, des travaux réalisés en recul de 7,4 % et des marchés conclus en recul de 25,5 %. Les chantiers de cette année viennent pour une part de marchés signés les années précédentes ; les marchés conclus en 2026 feront une part de ceux de 2027. La fédération écrit : « Les prises de commandes s’assèchent et retombent à un niveau d’étiage, laissant présager des mois difficiles. »

Les mandats passés donnent un repère. Sur les six cycles étudiés par la FNTP, le chiffre d’affaires avec les collectivités recule de 1 % en moyenne l’année du scrutin, puis de 2,5 % l’année suivante ; ce sont des moyennes, dont chaque mandat s’écarte. Pour 2027, la fédération ajoute un risque budgétaire : « de nouvelles contraintes sur les collectivités dans le prochain PLF risqueraient de fragiliser à nouveau l’investissement local ».

Deux autres séries du BOAMP concernent l’année prochaine. Les avis d’attribution ne reculent que de 6,3 % (22 296 contre 23 800) : ils paraissent après la consultation, avec un décalage que nos données ne mesurent pas. Les concours, de maîtrise d’œuvre pour la plupart, tombent de 52,9 % (265 contre 563), et les concessions de 38,4 %. Un concours d’architecture précède de plusieurs mois les marchés de travaux du projet.

Avant de relancer un projet, l’acheteur a le droit de consulter les entreprises : « Afin de préparer la passation d’un marché, l’acheteur peut effectuer des consultations ou réaliser des études de marché, solliciter des avis ou informer les opérateurs économiques de son projet et de ses exigences » (article R2111-1 du code de la commande publique). Répondre à une telle sollicitation lui fait connaître vos méthodes avant le cahier des charges.

Le critère environnemental, pour les consultations engagées depuis le 22 août 2026

Pour les consultations engagées à partir du 22 août 2026, en application de la loi Climat et résilience du 22 août 2021, au moins un critère d’attribution prend en compte les caractéristiques environnementales de l’offre (article L2152-7 du code de la commande publique), et les conditions d’exécution intègrent l’environnement (article L2112-2). L’acheteur peut aussi retenir un critère unique de coût qui intègre l’environnement (article R2152-7). À partir des seuils européens, 5 404 000 € HT pour les travaux, une condition sociale d’exécution s’y ajoute (article L2112-2-1), avec ses propres dérogations. Le poids du critère environnemental se lit au règlement de consultation, marché par marché, et notre article sur les critères RSE des marchés publics en détaille les obligations.

Comment nous avons mesuré la commande publique 2026

Toutes les mesures viennent de sources publiques, relevées le 24 septembre 2026, et se rejouent sur les interfaces ouvertes des jeux de données avec les filtres ci-dessous.

  • Flux d’appels d’offres. Open data du BOAMP publié par la DILA, jeu « boamp », avis de nature « Avis de marché », hors concessions, concours, résultats et rectificatifs, comptés sur leur date de parution. Période de janvier à août, août étant le dernier mois complet, comparée d’une année sur l’autre depuis 2023. Point de contrôle : 48 422 avis au premier semestre 2025, 41 125 au premier semestre 2026.
  • Concurrence. Données essentielles de la commande publique, jeu « decp-2022-marches-valides » sur data.economie.gouv.fr, champ du nombre d’offres reçues, marchés notifiés de janvier à août, valeurs non numériques écartées.
  • Contexte. Notes de l’Insee, bulletins et études de la FNTP, articles du code relus sur Légifrance, tous listés en pied d’article.

Les limites de la mesure tiennent en sept points.

  1. Le BOAMP compte ce qui est publié au BOAMP. Un marché à procédure adaptée peut paraître ailleurs : sous 90 000 € HT la publicité est libre, et de 90 000 € HT aux seuils européens l’acheteur peut choisir un journal d’annonces légales.
  2. Les catégories d’acheteurs viennent d’une recherche de mots dans le nom : elles sont approximatives, peuvent se recouper, et aucune mesure d’erreur ne les accompagne.
  3. Un avis compte pour chaque mot de son objet, et pour chaque type de marché, département ou descripteur qu’il porte. Les régions regroupent les départements de diffusion, sans dédoublonnage.
  4. Sur les petits effectifs (lycées, régions, SDIS, centrales d’achat), quelques dizaines d’avis font bouger le pourcentage.
  5. Les DECP de 2026 sont incomplètes : nous n’en tirons que la médiane des offres reçues, sous cette réserve.
  6. Les séries sont indépendantes : aucun croisement entre acheteur, objet, secteur et région.
  7. Une baisse du nombre d’avis ne dit rien des montants.

Répondre aux acheteurs qui achètent encore : ce que Remporte prend en charge

Un avis publié par un centre hospitalier, une région ou un service d’incendie avec qui vous n’avez jamais travaillé pose des questions que vos clients habituels ne vous posent plus : ce que cet acheteur note, ce qu’il paie, la forme dans laquelle il veut lire votre réponse. Remporte prend en charge ce travail, et votre savoir-faire reste la matière du mémoire.

Le dossier lu en entier. Remporte lit le DCE complet en 2 à 5 minutes et relève les critères pondérés, chacun avec le passage du règlement de consultation qui le fixe. Vous voyez ce que cet acheteur note avant d’écrire une ligne, y compris le poids qu’il donne au critère environnemental.

La décision de répondre. Il rend un avis Go/No-Go argumenté à partir de votre profil : taille, certifications, zone d’intervention.

Le prix d’un acheteur que vous découvrez. Pour chaque lot, il donne une fourchette basse, médiane et haute, tirée des montants attribués au BOAMP sur des marchés comparables, chacun cité avec son lien. En dessous de trois comparables, il ne donne pas de fourchette.

Le mémoire dans le cadre imposé. Il rédige le mémoire dans le cadre de réponse de l’acheteur, à partir de vos références, de vos CV et de vos méthodes, déposés une fois. La rédaction du mémoire technique prend de 30 minutes à 4 heures, au lieu de 15 à 40 heures.

Les pièces de candidature et le bordereau. Il remplit les DC1, DC2 et DC4, et reporte vos prix dans le bordereau Excel de l’acheteur.

En 2026, les consultations se raréfient au BOAMP, et la médiane reste à trois offres par marché. Remporte retire le travail qui se répète d’un dossier à l’autre, et votre temps va à ce que la commission note : votre méthode, vos équipes, vos références.


Répondez aux acheteurs que vous découvrez avec un mémoire construit sur vos références → Voir Remporte sur un de vos DCE

// FAQ

Questions fréquentes

Les hôpitaux et les régions achètent-ils plus en 2026 ?

En nombre d'avis, oui. De janvier à août 2026, les acheteurs dont le nom désigne un hôpital ont publié 2 870 avis de marché au BOAMP contre 2 804 en 2025 (+2,4 %), et 9,7 % d'avis de travaux en plus. Les régions passent de 1 224 à 1 277 avis (+4,3 %), soit 53 avis de plus, et les avis de travaux qui citent un lycée, établissement qui relève des régions, progressent de 23,5 %. Ces catégories viennent d'une recherche de mots dans le nom de l'acheteur : elles sont approximatives et se recoupent. Le nombre d'avis ne dit rien des montants.

Pourquoi les communes publient-elles moins d'appels d'offres en 2026 ?

L'Insee relie le retournement des travaux publics au cycle électoral municipal : les municipalités réduisent leurs dépenses de construction pendant l'année de l'élection. De janvier à août 2026, les communes ont publié 25,3 % d'avis de moins qu'en 2025, et 35,5 % de moins en travaux. Le budget 2026 ramène aussi le fonds vert de 1,15 milliard à 840 millions d'euros, réduit la DSIL de 200 millions et gèle la DGF ; son effet sur le nombre d'avis n'est pas mesuré.

La baisse des appels d'offres va-t-elle durer en 2027 ?

Les signaux des travaux publics restent faibles. De janvier à juillet 2026, la FNTP relève des marchés conclus en baisse de 25,5 %, contre 7,4 % pour les travaux réalisés, et parle de « mois difficiles ». Sur les mandats municipaux de 1983 à 2014, le chiffre d'affaires des travaux publics avec les collectivités a reculé de 2,5 % en moyenne l'année suivant l'élection ; c'est une moyenne, dont chaque mandat s'écarte. Au BOAMP, les concours, qui précèdent de plusieurs mois les marchés de travaux d'un projet, ont baissé de 52,9 %.

Y a-t-il plus de concurrence sur chaque marché public en 2026 ?

Rien ne le montre. Dans les données essentielles de la commande publique (DECP) disponibles au 24 septembre 2026, la médiane reste à 3 offres reçues par marché, en 2025 comme en 2026. Les données de 2026 sont encore incomplètes : elles ne permettent pas de conclure à une évolution identique sur tous les marchés.

Les nouveaux seuils de 2026 expliquent-ils la baisse des appels d'offres ?

Le relèvement d'avril ne peut pas expliquer la baisse observée dès janvier. La dispense de publicité et de mise en concurrence sous 60 000 € HT pour les fournitures et les services s'applique depuis le 1er avril 2026, alors que le nombre d'avis recule dès janvier (−12,7 %) et le plus en février (−22,8 %). Sa contribution au recul n'est pas mesurée.

Quels sont les seuils de la commande publique pour 2026 ?

Le décret n° 2025-1386 du 29 décembre 2025 dispense de publicité et de mise en concurrence les marchés de travaux de moins de 100 000 € HT à compter du 1er janvier 2026, et les marchés de fournitures et de services de moins de 60 000 € HT depuis le 1er avril 2026 (article R2122-8 du code de la commande publique). De 90 000 € HT aux seuils européens, l'avis d'un marché à procédure adaptée paraît au BOAMP ou dans un journal d'annonces légales (article R2131-12). Pour les travaux, le seuil européen des procédures formalisées est de 5 404 000 € HT.

Quelles sont les obligations de la commande publique à partir d'août 2026 ?

Pour les consultations engagées à partir du 22 août 2026, en application de la loi Climat et résilience du 22 août 2021, au moins un critère d'attribution prend en compte les caractéristiques environnementales de l'offre (article L2152-7 du code de la commande publique), et les conditions d'exécution intègrent l'environnement (article L2112-2). À partir des seuils européens, 5 404 000 € HT pour les travaux, s'y ajoute une condition sociale d'exécution (article L2112-2-1), avec des dérogations propres à cette condition sociale. Le règlement de consultation dit comment le critère environnemental est noté.

// SOURCES

Sources

  1. [01] Insee, Note de conjoncture du 10 septembre 2026 · 2026 Officiel
  2. [02] Insee, enquête de conjoncture dans les travaux publics, juillet 2026 · 2026 Officiel
  3. [03] FNTP, conjoncture mensuelle des travaux publics · 2026 Observatoire
  4. [04] FNTP, prévisions 2026 pour les travaux publics, novembre 2025 · 2025 Observatoire
  5. [05] FNTP, cycle municipal et activité des travaux publics · 2019 Observatoire
  6. [06] FNTP, exigences environnementales et sociales dans les marchés publics au 22 août 2026 · 2026 Observatoire
  7. [07] Code de la commande publique, article R2111-1 (Légifrance) Officiel
  8. [08] Code de la commande publique, article L2152-7, version en vigueur au 22 août 2026 (Légifrance) · 2026 Officiel
  9. [09] Code de la commande publique, article L2112-2, version en vigueur au 22 août 2026 (Légifrance) · 2026 Officiel
  10. [10] Code de la commande publique, article L2112-2-1, version en vigueur au 22 août 2026 (Légifrance) · 2026 Officiel
  11. [11] Code de la commande publique, article R2152-7, version en vigueur au 21 août 2026 (Légifrance) · 2026 Officiel
  12. [12] Code de la commande publique, article R2131-12, publicité des marchés à procédure adaptée (Légifrance) Officiel
  13. [13] Décret n° 2025-1386 du 29 décembre 2025 modifiant certains seuils relatifs aux marchés publics (Légifrance) · 2025 Officiel
  14. [14] Open data du BOAMP (DILA), jeu de données des avis Officiel
  15. [15] Données essentielles de la commande publique (DECP), data.economie.gouv.fr Officiel
  16. [16] Code de l'éducation, compétences des collectivités en matière scolaire (Légifrance) Officiel
  17. [17] Maire-info, Dilico, DGF, fonds vert et budget 2026 des collectivités · 2026 Presse

// Ressources pour aller plus loin

Articles similaires

Prêt à automatiser
vos réponses aux AO ?

Démo en 30 minutes. Sans engagement.

Demander un RDV· Choisir un créneau